Merci d'être passée sur ce skyblog, tenu par Dreamhavre et Feathers

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# Posté le lundi 15 janvier 2007 15:54

Modifié le lundi 14 mai 2007 00:38

La fic qui convertis tous les lecteurs au Drarry... de Dark Setsuna

La fic qui convertis tous les lecteurs au Drarry... de Dark Setsuna
J'aimerais ne plus me souvenir de mon nom

Oublier la pâleur morbide de mon existence

Ne plus être conscient de l'enjeu de cette dernière bataille

Ignorer l'existence de tous ces hommes suppliciés

Ne plus sentir cette cicatrice sous mes doigts écorchés

Etre un autre, l'espace d'une nuit seulement

Tes yeux me déshabillent du regard avec condescendance

Tes mains caressent le velours rouge de l'accoudoir sculpté

Un sourire effleure tes lèvres quand les derniers mots de Dumbledore résonnent dans cette pièce

Le serpent a prêté serment à la lumière, délaissant l'obscurité de son héritage

Tu es le seul qui ne me regarde pas avec fierté

Tu es le seul qui n'attend rien de moi, en réalité

Les grands magistrats, ministres et hauts placés se lèvent

Quittent la pièce, le sourire aux lèvres

Rires de connivence, poignés de main assurées

Ils sont tous certains que je viendrais à bout de la menace

Eux, qui ne parviennent toujours pas à prononcer son nom devant une glace.

Je desserre ma cravate, fin du spectacle

Je m'avance vers toi parmi la foule d'invités

Tu restes immobile, perdu dans tes pensées

Je me penche légèrement à ton oreille, enroulant mes doigts autour de ta cravate

Tu finis de boire un cocktail aux senteurs épicées

Je t'ordonne plutôt que te demande, de me suivre par ces simples mots

« Viens et baise moi »

Tu hausses un sourcil, charmeur

Je resserre mes doigts autour de ta cravate et me redresse

Tu te relèves au moment où je commence à tirer

« Viens et mens moi »

Un sourire caresse tes lèvres avec sensualité

Tu déposes ton verre sur un plateau à proximité

Et tu me suis silencieusement

Tes doigts glissent discrètement autour de ma taille

Tu m'entraînes peu à peu dans l'antre du diable

Quelques mots latins s'échappent d'entre tes lèvres

Je sens déjà le froissement d'un drap sous mon dos

Tes doigts glissent le long de ma gorge et déroulent lentement ma cravate

Ton souffle caresse mon cou et remonte le long de mon visage

Tu inclines légèrement la tête pour venir à l'encontre de mes lèvres

Ma main glisse contre ta bouche pour interrompre ton geste

« Dis moi que tu m'aimes »

« Je t'aime »

Mes doigts descendent le long de ton ventre, effleurent ta braguette

« Dis moi que je suis le seul pour toi »

« Tu es le seul pour moi »

Mes yeux rencontrent à nouveau le reflet impassible des tiens

Ta main glisse le long de ma hanche et tu commences à m'embrasser langoureusement

Je resserre mes bras autour de ton cou et me presse contre toi

Ta langue ne tarde pas à se faufiler entre mes lèvres

Tu cherches, tu défies, tu prends, tu embrases

Tu te sépares de moi l'espace d'une seconde

La respiration haletante

Tu déposes un baiser sur la pointe de mon menton et reprends à nouveau possession de ma bouche

Les expériences laissent une empreinte durable

D'autant plus que tu es ma première expérience dans ce domaine là

Tes doigts s'aventurent déjà entre mes cuisses et le long de mes reins

La paume de ta main remonte lentement le long de mon torse

Ton regard se fait impétueux et tu savoures cette puissance que tu as sur moi

Sans un mot de plus

Car les mots prononcés une fois ne signifie pas beaucoup pour toi

Un sourire courbe tes lèvres à la saveur de gingembre

Tu me voles un baiser plus farouche, plus résolu qu'auparavant

Mon genou se plie doucement, ma hanche frotte contre la tienne

L'une de tes mains s'hasarde sous le tissu, frôle ma peau dangereusement

Tes doigts sont glacés et me font frissonner discrètement

Les boutons de ma chemise sautent un à un, sous ta main assurée

Le velours caresse mes épaules avant de retomber au bas du lit dans un bruit sourd

Ta langue s'égare le long de mes clavicules et redessine mes abdominaux

Tes doigts glissent sous la ceinture de mon pantalon et me font me cambrer furieusement

Tu esquisses un sourire et scelles tes lèvres contre les miennes, une énième fois

Tu me murmures à l'oreille que la vie ne vaut rien mais que rien ne vaut la vie

Ta main m'implique progressivement un mouvement de va-et-vient

Alors que le mensonge m'enivre peu à peu;

Je chasse une courte mèche blonde retombant devant tes yeux

Mes yeux croisent un instant tes prunelles ténébreuses

Ton regard m'a toujours semblé indéchiffrable

Tu resserres tes doigts autour de mon membre, m'arrachant un gémissement

Il serait illusoire de croire que tu fais cela dans l'unique but de me satisfaire

La croyance est la voie de l'innocence

Et quand je dis innocent, je devrais dire naïf

Sans doute, éprouves-tu un sentiment de fierté à me dominer ainsi

Tu n'as même pas cherché à refuser, à me contredire, à m'éconduire

Tu dois me trouver pathétique

Il n'y a que moi pour chercher du réconfort auprès d'un ennemi

Pour mieux, en vaincre un autre

Car même si tu as juré fidélité à l'Ordre, tu reste mon ennemi à demi-mot

Je rêve juste d'amour l'espace d'une nuit et tu es le seul capable de m'y faire croire sincèrement

Car tu me détestes au-delà de mon nom alors que les autres ne m'aiment que par mon nom

Ton souffle se mélange au mien une nouvelle fois

« Mens moi, mais fais le avec sincérité »

Un sourire ourle tes lèvres amusées

Tu déposes un baiser sur la pointe de mon nez avant de faire glisser mon boxer jusqu'au sol

Ta langue sillonne alors mon érection et mon corps se consume peu à peu sous tes lèvres

J'ai chaud, j'ai froid, les deux à la fois

Mes sens papillonnent sous ta salive et ma respiration devient saccadée

Fais moi écouter, juste une minute, fais moi sentir, fais moi voir, fais moi penser

Qu'il y a un peu de vérité dans tes caresses, dans tes baisers, dans tes sourires, dans tes regards

Tes attouchements s'accélèrent, mon endurance se fait éphémère

Mon imagination semble soudain désuète à côté de la réalité

Car ce genre de pratique ne s'imagine pas mais se vit

Je me libère brusquement entre tes lèvres, comme une sensation de calme avant la tempête

Tu ne rechignes même pas et t'essuies le coin de la bouche

Tes doigts courent le long de ta cravate, que tu dénoues lentement

Tes mains détachent un à un les boutons de ta chemise avant de la délaisser à côté de la mienne

Tu administres le même sort à ton pantalon, sans me quitter des yeux un seul instant

Séducteur impudique, serpentard au coeur de glace

Ton boxer ne fait pas exception à la règle et rejoint le mien au pied du lit

Je te contemple silencieusement, mordant ma lèvre inférieure

Tu aimes sentir mon regard sur ta peau nue, j'en suis certain

Et si je ne te détestais pas autant, je pourrais presque reconnaître ta beauté

Seulement la beauté n'est qu'un artifice, tout comme la vérité

Ton regard s'obscurcit légèrement

Ta peau frôle doucement ma peau

Tes mains s'aventurent lentement au creux de mes reins

Tes lèvres caressent fiévreusement mes lèvres

La contrevérité a un goût d'aphrodisiaque à tes côtés

Et je me surprends à aimer ce mensonge avec toi

Ma jambe glisse contre ton dos et tu laisses échapper un gémissement

Ton érection se fait impatiente

Ton souffle irrégulier frôle ma bouche

Tes doigts effleurent les courbes de mes fesses lentement

Un sortilège succinct résonne dans l'air

Je rabats ma jambe contre ta hanche spontanément

Tu ne dis pas un mot

Ne me promet pas que ça ne fera pas mal

Les promesses faites par commodité ne sont pas nécessaires

J'ai appris à m'en méfier car elles affirment souvent le contraire

Ta main repose contre ma hanche

Tu me regardes en silence, indécis

Puis, tu te saisis de mes lèvres avec élan

Et tu entres en moi entièrement

Je ne peux retenir un gémissement de douleur

Bientôt étouffé par ta bouche contre ma bouche

Tu t'abaisses à mon oreille et me murmure doucement :

« Il faut gémir c'est vrai, mais en cadence. »

J'esquisse un sourire à cette remarque

Tu cherches à me détourner de la douleur, à ta manière

Sans mièvreries ou promesses fortuites

Juste une ironie qui te qualifie toute entière

Tu commences à remuer à l'intérieur de moi

Lentement

Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a d'agréable dans cet acte

Je plisse légèrement les yeux pour retenir mes larmes

La douleur me submerge alors que le plaisir est infime

Tu t'interromps et passe tes doigts sous mon menton

Tes prunelles brumeuses me considèrent un instant

Tes lèvres effleurent les miennes doucement

Ta langue caresse ma lèvre inférieure sensuellement

Tu t'insinues à l'intérieur de ma bouche lentement

Et tu commences à m'embrasser presque tendrement

La vérité est un mot qui a perdu de son sens

Je préfère nettement tes mensonges à toute cette mascarade pompeuse

Car eux sonnent vrais et ne reposent pas sur des illusions encensées ou des attentes exhaustives

Leur présomption me fait douter de jour en jour sur mes prédispositions dès le berceau

Ma puissance ne repose peut être que sur une partie de sa propre puissance

Et ce n'est pas quelques sifflements ou sortilèges sans baguette, qui m'épargneront la déchéance

La vérité est devenue seulement à moitié vraie

Tu es différent d'eux car tu ne crois qu'au hasard

Tu méprises plus que tout « mes tours de passe-passe »

Ta main descend le long de mon ventre et me calque au rythme de tes mouvements indolents

Une goutte de sueur roule le long de ton front et redessine l'arrête de ton nez

Elle vient ensuite se perdre entre nos baisers assoiffés

Tes impulsions régulières font diminuer la douleur de ton intrusion

Je m'habitue peu à peu à ta présence à l'intérieur de moi

Tu luttes pour ne pas céder à tes pulsions effrénées

Ta fougue transparaît uniquement par tes baisers enthousiasmés

Instinctivement, je me cambre un peu plus contre toi

Un soupir s'échappe d'entre tes lèvres et tes doigts se resserrent autour des draps

Tu commences à te mouvoir avec plus de précision

Tes coups de reins sont de moins en moins espacés

La douleur s'est estompée et laisse place à une étrange sensation de plaisir

Ta respiration est devenue haletante

Tes gestes sont plus soutenus

Une chaleur se fait oppressante à l'intérieur de mon ventre

Mes mains glissent le long de tes épaules

Et mes ongles te griffent superficiellement

Tu murmures mon prénom et prolonges tes aller et venue en moi

Tu te retires

Tu me pénètres

Inlassablement

Mes lèvres saignent sous l'ardeur de tes baisers

Nos respirations ne font plus qu'une

Ton regard est orageux, le mien se trouble

Un plaisir indescriptible m'envahit

Je resserre mes jambes au creux de ton dos pour ne plus laisser le moindre écart entre nos deux peaux

Tu gémis mon prénom et glisses tes doigts entre mes cheveux indisciplinés

Tu t'empares de mes lèvres de manière farouche et m'embrasses avec toute la rage qui t'habite

Tes coups de reins s'accélèrent, m'arrachant plusieurs gémissements

Tes doigts s'enlacent entre les miens et tes mèches blondes caressent mon visage

Tu te libères brusquement à l'intérieur de moi dans un cri rauque presque animal

J'entends ton coeur battre à toute vitesse

Ton front accolé contre le mien

Tes lèvres à quelques centimètres à peine des miennes

Tes paupières fermées de manière sereine

Tu m'embrasses une dernière fois avant de te laisser rouler sur le côté

Tu retombes sur le matelas et me frôles

Je remonte le drap sur moi, j'ai soudain froid

Tu contemples un moment le plafond sculpté de la chambre

Ta respiration reprend peu à peu un rythme régulier

Tu penches ton bras vers le tiroir de la table de nuit, l'ouvres et en sors un paquet

Une cigarette ne tarde pas à me narguer au coin de tes lèvres que tu allumes avec un briquet moldu

Tu inspires une bouffée et la rejettes peu après

L'odeur de nicotine frôle mes narines et me donne envie de vomir

Mes doigts forment soudain un cercle autour de l'embout embrasé

Ta cigarette s'éteint aussitôt sous ton regard contrarié

D'un geste de la main, le tiroir s'ouvre

Le paquet, le briquet et la cigarette retombent à l'intérieur sans crier gare

Une clé apparaît pour verrouiller la table de nuit

Elle s'envole aussitôt et disparaît au creux de ma paume

Tu hausses un sourcil, un semblant déconcerté

Tu te penches vers le bas du lit et cherche quelque chose dans la poche de ton pantalon

Tu en sors un autre paquet de manière désinvolte

Un sourire victorieux naît sur tes lèvres lorsque par un « Incendio » tu en allumes une nouvelle

Tu inspires à nouveau et viens recracher la fumer à quelques centimètres à peine de mon visage

Tu esquisses alors un sourire moqueur

Soudain, tu scelles tes lèvres contre les miennes et m'embrasses assidûment

Le goût du tabac envahit progressivement ma bouche à m'en donner la nausée

Tu cherches à m'énerver par ce geste et continues à m'embrasser langoureusement

Je te repousse brutalement à l'autre bout du lit, en toussant

Tu souris et ramènes la cigarette à tes lèvres de manière provocante

Je te défis un instant du regard et tu t'en amuses

Le draps glisse et je me tourne vers le bord du lit pour partir

Tu écrases subitement ta cigarette sur la table de nuit et me rattrapes par le poignet

Tu m'attires contre toi et glisse ton bras autour de ma taille

Tu me dévisages un instant et t'apprêtes à m'embrasser à nouveau

Je plaque ma main contre tes lèvres pour empêcher tout baiser

Le goût du tabac me révulse et je n'ai pas envie de réitérer cette expérience

Tu plisses les yeux pour tenter de m'apitoyer, un brin amusé

J'esquisse un sourire devant ta pâle tentative qui ne parvint à tromper que toi

Tu mordilles légèrement ma main en signe d'impatience et resserres tes bras autour de moi

« Tu crois que »

Je retire mes doigts et baisse les yeux instinctivement

« Les prédictions ne servent à rien, si ce n'est à faire parler Trelawney »

Tu t'empares de mes lèvres sans que je rechigne vraiment

Et tu m'embrasses langoureusement, avec un arrière goût de tabac

« J'aimerais juste pouvoir me vanter dans les années à venir d'avoir couché avec le survivant »

Tu t'approches de mon oreille et me chuchotes tendrement

« Et pas qu'une fois »





Ecrit par : dark.setsuna

# Posté le lundi 15 janvier 2007 16:24

Modifié le mardi 16 janvier 2007 12:52

Une petite image toute mimi^^!!

Une petite image toute mimi^^!!
Ils sont trop craquant nan ?!

# Posté le mardi 16 janvier 2007 02:42

oh mon dieu, de "Petit chaton"

oh mon dieu, de "Petit chaton"
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu

Laissez-le moi encore un peu, encore un peu
J'ouvre silencieusement la porte de ta chamb
re m'avançant vers le lit dans lequel tu reposes. Pendant un très long moment, j'évite consciencieusement de regarder la forme dans ce grand lit froid et impersonnel. Enfin après avoir observé chaque détail de cette pièce que je connais par c½ur, je laisse mes yeux se poser sur ta silhouette recroquevillée dans une position f½tale.

Tu sembles être pro
fondément endormi mais je sais que c'est juste une façade pour toi éviter de devoir affronter les autres et leurs regards emplis de compassion et de pitié. Moi, je ne ressens aucun de ses deux sentiments quand mes yeux orages parcourent ton corps si maigre et si pâle aujourd'hui. Non moi je ne suis que silence et colère muette. Je ne suis que souffrance et désespoir. Je ne suis que solitude et incompréhension...

Je marche jusqu'au pied de ton lit d'hôpital me laissan
t tomber sur le matelas épais sur lequel tu es toi même étendu immobile comme si tu étais déjà dans ton cercueil. Et je ne sais que trop bien que cette pièce si blanche, si froide sera ton tombeau car tu ne passeras plus jamais cette porte debout sur tes deux jambes. Tu ne marcheras plus jamais vers moi en affichant un petit sourire en coin digne d'un noble serpentard. Tu ne danseras plus avec moi, ton corps collé au mien et nos yeux unis à jamais. Tu ne feras plus jamais l'amour avec moi laissant le plaisir te submerger tout en m'offrant le Paradis d'être en toi. Oh Harry, il y a tant de choses que tu ne feras plus jamais ! Et j'ai si mal d'avoir conscience de tout ça...

Ma main tel un papillon vi
ent te frôler le front là où il y a bien longtemps maintenant un éclair marquait ta peau. La cicatrice est partie en même temps que Tom Elvis Jedusor est passé de vie à trépas grâce à toi et à tes fabuleux pouvoirs. Cependant malgré la disparition de Voldemort et l'accomplissement de la Prophétie, tu es entrain de disparaître inexorablement toi aussi terrassé par un nouveau mal grandissant.

Tu te tournes enfin vers moi m'affrontant avec u
ne lueur de défi au fond des yeux et un petit sourire vient naître sur tes lèvres mais il disparaît presque aussitôt chassé par la douleur. Malgré moi, je ferme mes paupières pour ne pas avoir à regarder une fois de plus tes joues creuses à la couleur laiteuse, ta bouche si pâle qu'elle en est presque devenue invisible...Pour moi ne pas devoir plonger une fois de plus dans tes deux grandes émeraudes qui me hurlent combien tu es déjà mort en réalité.

D'un geste horriblement lent
, tu lèves ton bras pour venir frôler de tes doigts décharnés mon visage aux traits angéliques. Tu redessines alors amoureusement chaque trait, chaque imperfection, chaque détail de ma figure que tu connais par c½ur depuis si longtemps. Et comme d'habitude, je me laisse faire tout en retenant mes larmes et mes cris de désespoir.

Je te mens dissimulant en moi tout ce qu
e je ressens en réalité, cachant au plus profond de mon être ma peur de te perdre. Et pourtant, j'ai de plus en plus de mal à tout dissimuler car je sais que chaque seconde qui passe t'éloigne un peu plus de moi. Chaque minute écoulée t'approche toujours un peu plus de la mort et tu n'es déjà plus qu'une ombre hantant le monde des vivants...

Tu me sou
ris misérablement et je ne peux m'empêcher de te haïr pour tout ça. Je te hais parce que tu vas me quitter malgré toutes tes belles promesses d'éternité. Je te déteste pour tout ce que tu m'as fait découvrir entre tes bras, pour tous ces mots que tu as dits uniquement pour moi. Je te vomis pour tout l'amour que je te porte et pour cette frayeur qui me dévore les entrailles à l'idée que dans peu de temps, je me retrouverai de nouveau seul avec moi même.

Seul toi as réu
ssi à briser les murs de glace qui entouraient mon c½ur me protégeant de toutes désillusions et de tout attachement. Mais toi, tu as tout chamboulé dans ma vie pourtant si bien organisée, si bien rangée, si froide et impersonnelle. Tu m'as fait brûler de passion sous tes doigts, tu m'as forcé à exprimer tout ce qu'avant toi, je ne savais pas dire. Tu as réussi à faire ressortir ce qu'il y avait de plus beau en moi là où mon propre père n'avait fait que cultiver la haine et la colère.

Cependant j'ai bon te honnir sur le moment de toute mon âme, je m'exècre encore plus
pour toute ma lâcheté passée, présente et future. Je me déteste pour ne pas avoir réussi à mieux te protéger, pour ne pas avoir assez souvent veillé sur ton sommeil, pour ne pas avoir vu ta détresse plus vite, pour m'être voilé la face alors que j'avais toutes les preuves face à moi. Tu tentes de te redresser d'avantage mais d'un signe de la tête, je te fais comprendre que tu dois rester allongé. Tu t'exécutes avec un soupir bruyant qui me semble rempli d'exaspération et une foule de souvenirs revient m'assaillir soudain sans raison...

Je te revois tout à coup sourire à une blague de Ron secouant
ta tête aux boucles noires désordonnées avec un air indulgent pour ton meilleur ami. Je t'entends encore me murmurer des mots insensés que seul moi pouvais comprendre, que seul moi avais le droit d'écouter. J'ai l'impression de ressentir encore le poids de ton corps dans mes bras le jour de notre mariage alors que je te soulevais du sol pour te faire tourner dans les airs. Je peux encore sentir ta douce odeur d'après rasage quand tu t'allongeais nu à mes côtés avant que l'on fasse l'amour passionnément. Je peux revoir aussi tes yeux le jour où tu m'as juré devant des centaines de personne d'être à mes côtés pour le meilleur comme pour le pire. Je peux encore me souvenir de la détermination de ton regard à ce moment là, de la douceur de ta voix, de la chaleur de ta main dans la mienne...

Tu ouvres la bouche pour pa
rler puis tu la refermes comme si les mots pour la première fois de ta vie te manquaient. Toi qui as toujours su t'exprimer face aux autres, toi qui avais le chic pour trouver les paroles qui réconforteraient tes amis ou celles qui leur redonneraient espoir, toi le brillant orateur tu ne sais pas quoi dire quand je suis à tes côtés. Tu finis par quand même briser le silence trop lourd qui nous écrase par sa présence et je lis dans tes yeux éteints tout ce que ta bouche ne sait plus exprimer à présent.

« - Je vais mourir, Draco. »

Je ne réponds rien à cette affirmation qui n'est que
trop véridique pour moi. Je ne dis rien car ces quatre mots ressemblent à un poignard dans mon c½ur. Je me tais parce que moi, Draco Lucius Malfoy, je ne sais pas quoi répliquer face à ta sérénité et au ton doux et mélancolique de ta voix brisée par les épreuves. Je me mure dans le silence pour moi ne pas éclater en sanglots devant toi.

« - Je vais m
ourir et je vais partir loin de toi. »

De
nouveau, je ne réponds rien trop choqué par tes paroles pour moi trouver la moindre chose décente à te rétorquer. Je pourrais te mentir en te criant que non tu ne vas pas partir mais je n'en ai plus la force. De toute façon, on t'a trop souvent dissimulé la vérité pour toi encore croire à des promesses chimériques. Je m'éloigne de ton lit et de ton corps qui malgré sa maigreur continue à allumer en moi le brasier du désir. Oh si tu pouvais savoir combien mon corps appel le tien à chaque fois que mon regard te détaille !

Pourtant tu n'es plu
s qu'un très illusoire reflet de l'homme que j'ai aimé...Je m'arrête face à la fenêtre que j'ouvre laissant un fin courant d'air frais entrer dans ce milieu aseptisé de tout. Et je ne peux m'empêcher de lever les yeux vers ce ciel trop bleu pour être vrai. Et je ne sais pas pourquoi, je me surprends à adresser une prière muette aux cieux...

Un jour, de
ux jours, huit jours

Laissez-le moi encore un peu à moi

Mais r
ien ne me répond alors que j'implore le ciel de te laisser encore un peu vivre à mes côtés. Je n'ai jamais cru en une quelconque divinité emplie de bonté et de bienveillance envers les hommes. Si un tel être existait vraiment, tu n'aurais jamais dû porter si jeune un poids aussi lourd. Si Dieu était plus que l'invention d'un fou, tu n'aurais jamais eu à tuer un autre être humain dans le but de sauver un monde décadent et en perdition même sans l'influence néfaste de Voldemort.

P
ourquoi aurais-je crû en un être immortel alors que je n'arrive toujours pas à avoir foi en l'homme ? Je ne sais pas voir la beauté intérieure que tu perçois chez n'importe qui, je ne crois pas en la bonté des autres car je les pense tous perverti comme je le suis. Seul toi à cette grâce offerte par je ne sais quel ange qui s'est penché sur ton berceau pour t'offrir l'innocence de penser pouvoir changer le monde.

Mais aujourd'hui alors que tout mon univers s'écroule avec l'appr
oche de ta mort, je me tourne vers ce Dieu en lequel je ne crois pas pour le supplier à genoux s'il le faut. Je désire juste que tu restes encore à mes côtés même si c'est pour un lapse de temps très court ! Je veux juste que la peur m'abandonne pendant quelques heures. Je veux pouvoir quitter cette pièce sans craindre de renter quelques minutes plus tard pour moi retrouver ton corps mort sans que je n'ai pu te dire au revoir.

Je reviens vers toi et je me réinstalle à tes côtés
sur le matelas si doux et pourtant si dur car il me rappel sans cesse la réalité de ton état. Toi qui as survécu à tant de choses, tu vas être terrassé par une bête maladie sans aucun maléfice. Oui toi l'Espoir du monde sorcier, le Héros de plusieurs générations, tu es entrain de mourir d'un simple cancer du sang, d'une terriblement banale leucémie. Toi qui voulait tant ressembler à un être normal, tu auras une mort quelconque comme tu souhaitais que soit ta vie...

Tes cheveux
ont repoussé depuis que tu as arrêté les chimiothérapies mais ils ne sont plus aussi soyeux et aussi brillant qu'avant. Ils ont même perdu leur sale habitude de n'en faire qu'à leur tête. Ils retombent simplement sur ton front sans aucun mouvement comme si la vie avait déjà abandonné les extrémités de ton corps pour se concentrer dans ton c½ur.

Le temps de s'
adorer, de se le dire

Le temps de se fabriquer des souvenirs

Soudain, tu te redresses pour toi m'embrasser vivement
comme si demain ne comptait plus pour nous car demain tu ne seras plus là. Je ne sais pas d'où me vient cette certitude mais j'ai conscience de sa véracité. Ta langue force l'entrée de ma bouche et nous oublions pendant tout un temps tout ce qui n'est pas nous.

Je veux que tu restes à mes côtés encore un tout petit peu. Jus
te pour moi savoir si c'est vraiment de l'amour ce que j'éprouve lorsque je te vois. Et si c'est le cas, alors reste encore un peu pour moi pouvoir tomber encore plus amoureux de toi. Juste pour moi découvrir si dans la durée nous deux ça aurait réussi malgré nos querelles et nos points de vue différents. Juste pour moi savoir si notre mariage était de la folie ou de la raison.

Reste pour moi avoir l'occasion de te dire un jour tout ça, pour moi pouvoir te murmurer toutes ces choses que je ne sais pas t'avouer ! Laisse-moi le temps de me faire à l'idée que l'amour n'est pas une faiblesse mais une force ! Laisse-moi encore quelques semaines pour que je puisses saturer ma mémoire de milliers de souvenirs tous plus beaux les uns que les autres...

C'est trop tôt pour toi déjà t'en aller en me lais
sant avec tant de questions sans réponses ! Pour toi m'abandonner avec tant de projets et de désirs inassouvis ! Souviens-toi, je t'ai promis de te faire voir la mer, de te faire dormir dans un hôtel cinq étoiles, de te faire l'amour sur une plage privée, de te faire des enfants, de vieillir à tes côtés, de compter un jour tes rides pour passer le temps...

Et puis, le silence qui est toujours là alo
rs que je te serre un peu plus fort sentant que tu utilises tes dernières forces dans cette étreinte. Puis tu me repousses pour toi te rallonger sur ton lit avec un sourire las de je ne sais quoi et avec un regard vide de toute peur et de tout doute.

« - Je vais bien dormir, cette nuit. Hermione m'a dit qu'elle était enceinte de trois mois, c'est magn
ifique ! La vie qui grandit en elle, c'est quelque chose de merveilleux je trouve, pas toi ? »

Moi ? Moi, je me fiche
de Granger comme de mon premier elfe de maison ! Moi, je fixe ton ventre qui jamais n'abritera la vie car la vie t'aura quitté bien avant. Moi, je pense à cet enfant qu'on aurait pu avoir. J'imagine le mélange étrange qu'ensemble nous aurions créé. Un petit garçon aux cheveux couleur soleil et à la peau brune avec un regard émeraude un rien arrogant et un petit sourire d'ange.

Ou alors peut être une petite fil
le aux longs cheveux noirs bouclés et à la peau diaphane avec de grands yeux gris plein de doutes et de fierté mélangés. Une fillette emplie de grâce et d'amour pour les autres, une serpentarde dans le corps d'une griffondore. Mais ces enfants ne verront jamais le jour, je le sais et j'en souffre énormément. Et je hais la Belette et la Sang de Bourbe de connaître un bonheur qui m'est à présent interdit.

Je
sens ton regard peser sur moi mais je ne réponds toujours pas à ta question. Je ne suis pas toi, bordel ! Moi, je suis un homme égoïste qui ne pense qu'à lui-même ! Je sais que chaque jour qui passe, la morphine fait de moins en moins effet sur toi. J'ai conscience que chaque minute qui s'écoule, ta souffrance s'agrandit un peu plus et pourtant j'ai beau savoir tout ça, je veux quand même que tu restes encore en vie prolongeant ta douleur mais ne me privant pas de ta présence...

Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu

Laissez-le moi remplir un peu ma vie

Tu
t'allonges plus confortablement sur ton lit et tu papillonnes des yeux t'accrochant pourtant encore pour toi ne pas sombrer car tu as conscience que tu ne te réveilleras plus jamais une fois tes yeux clos. De nouveau, je me tourne vers ce Dieu que je hais pourtant pour moi l'appeler à l'aide une fois de plus.

Pourquoi f
aut-il qu'il te rappelle à ses côtés maintenant alors que tout allait pour le mieux pour nous deux ? La guerre était enfin finie, nous venions de nous marier après trois ans de passion tumultueuse...Nous étions arrivés là où personne ne pensait que nous irions, nous avions réussi tout ce qu'ils croyaient que nous échouerions...

Sans toi, je ne suis plus rien ! Mon Dieu, laisse-le-moi encore un peu, je vous en prie !
Laisse-le remplir ma vie comme seul lui sait le faire ! Laisse-le me faire revivre une fois de plus grâce à son affection ! Laisse-le être à mes côtés pour donner un sens à cette existence qui avant lui n'en avait pas !

Ne
me le reprenais pas, je vous en supplie ! Que vais-je devenir sans sa voix, sans sa peau, sans son amour ? Qui sera là lorsque j'aurais mal ? Qui me prendra dans ses bras lorsque j'aurais peur au milieu de mes nuits hantées par mes souvenirs d'une enfance solitaire ? Qui s'occupera de moi qui suis incapable de vivre sans une personne à mes côtés ? Qui sera là pour écouter mes incertitudes, mes doutes, mes colères, mes haines ? Qui m'acceptera comme lui l'a fait ? Qui me pardonnera tout ce que lui m'a pardonné ? Qui, mon Dieu ? Qui sera être lui ?

Tout à coup, je me rends compte que je pleure dep
uis un bon moment les larmes roulant sur mes joues pour s'échouer dans le creux de ton épaule. Qui saura voir mes faiblesses sans se moquer ? Qui saura être toi ? Personne ne pourra jamais m'aimer comme toi tu l'as fait ! Personne jamais ne sera te remplacer dans mon c½ur...

Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu

Laissez-le moi encore un peu

J'ai si peur de l
a solitude qui m'attend ! Je me mettrais à genoux s'il le faut, je me soumettrais moi qui n'ai jamais accepté de baisser les yeux ! Je ferais n'importe quoi pour que tu restes encore un jour de plus dans ma vie. Mais il me semble qu'aucune de mes suppliques n'arrivent jusqu'au ciel. Alors je continue à sangloter pensant que c'est toi qui devrait être désespéré et non pas moi qui vais survivre à cette nuit.

« - Draco, qu'est ce qu'il y a ? »

Tu caresses mes cheveux t
endrement m'apportant ce réconfort que je n'ai connu qu'entre tes bras. Je ne sais pas quoi répondre à cette question pourtant si simple. J'ai peur de tout et de rien. Je suis triste et désespéré. Je suis perdu dans les limbes d'un monde qui n'a plus de saveur, qui n'a plus d'intérêt puisque demain tu ne seras plus là.

« - Ne pars pas, je t'e
n prie... »

Ma voix n'a été qu'un murmure à peine audible mais je sais que tu m'as entendu puisque tu resserres tes bras autou
r de mon dos pour me donner l'illusion que tu es encore là avec moi. Et pendant une minute, je me laisse bercer pas ton étreinte si apaisante. Et pendant une seconde qui ressemble à l'éternité, je me mens me disant que finalement demain tu seras encore là avec ton regard espiègle et ton sourire charmeur.

Je me répète inlassablement que tout ceci n'est
qu'un cauchemar et que j'ai vais finir par me réveiller. Je te raconterais alors mon rêve en me moquant de ma propre sensibilité et je te prendrais contre moi juste pour me rassurer que tu es bel et bien là à mes côtés. Oui, je me mens et je m'en fous pour tout avouer. Les mensonges sont parfois tellement plus beaux que la triste réalité de nos existences condamnées...

Ta main glisse sous mon menton et nos regards s'accrochent désespérément. Je t'embrasse alors sans
aucune douceur juste avec tout mon désespoir et toute ma peur de te perdre beaucoup trop tôt pour avoir pu t'aimer comme je le voulais tant. Je m'étais juré de te faire oublier la guerre et la violence. J'aurais effacé de tes yeux cette mélancolie toujours latente et j'aurais supprimé de tes nuits l'angoisse et la peur de revivre en rêve ton passé. J'aurais créé rien que pour nous deux un monde fabuleux sans peine et sans contrainte grâce à mon argent. Je t'aurais emmené là où personne d'autre n'aurait su te conduire, là où tes amis ne seraient jamais allés.

Je t'aurais fait mourir
de plaisir sensuel, je t'aurais enseigné la luxure et le sadisme. J'avais tant de projet pour nous deux ! Je nous aurais fait construire une immense maison avec un énorme jardin pour toi pouvoir fuir ta peur de la société, pour toi guérir cette impression d'être toujours prisonnier de ta vie, de ton destin, des conventions... Mais je ne pourrais jamais réaliser tous ces v½ux à présent que la maladie te cloue à ce lit, à présent que la seule chose qui puisse nous séparer s'est mise au travers de notre route. Et j'ai si peur que j'en ai presque la nausée tant il y a de choses qui tournent sans cesse dans ma tête.

Six mois, trois mois, deux mois

Laissez-le moi ou seulement un mois

Je ne demande pou
rtant pas des années pour pouvoir réaliser tout ça ! Je désire juste un peu plus de temps ! Je ne demande que quelques mois supplémentaires pour moi pouvoir te rendre heureux, pour moi pouvoir te rendre ce sourire que la guerre t'a volé...Pourquoi a-t-il fallu que tu tombes malade après seulement quelques mois de quiétude ? Ne mérites-tu pas un peu de repos comme tout le monde ? Pourquoi le sort s'acharne-t-il autant sur toi ? Sur moi ? Et sur nous ? Que me reste-t-il déjà de notre histoire à part quelques souvenirs et quelques photos ?

Nos langues jouent l'une contre l'autre et un c
ombat acharné débute pour celui qui dominera et comme toujours, tu me laisses gagner. Nous faisons l'amour en quelque sorte ici même rien qu'en nous embrassant car faire l'amour, c'est ça. C'est être là qu'en l'autre en a besoin. C'est savoir se sacrifier juste parce que c'est pour l'être aimé qu'on le fait. C'est savoir parfois rêver pour deux lorsque notre partenaire à baisser les bras et s'est résigné.

On se sépare à nouveau et tu te rallonges m'entraînant avec to
i sur ce lit étroit. Je me blottis contre ton corps et tu pousses un long soupire de plaisir alors que mes lèvres parcourent la peau de ton cou. Tes paupières sont lourdes et doucement tu les fermes en m'enlaçant plus étroitement. J'ai envie de te hurler de garder les yeux ouverts mais je sais que rien ne pourrait t'empêcher de te détourner de cette fatigue immense qui t'envahit inexorablement malgré tous tes efforts pour lui résister.

« - Draco, je suis si fatigué..
. »

Je dépose un instant ma bouche sur ton front luttant contre le sanglot qui m'
étrangle m'empêchant de respirer normalement. Et soudain, je puise en toi une force qui m'a trop souvent manqué au cours de ma vie. Si j'avais été un peu plus courageux dès mon plus jeune âge, j'aurais eu ta présence à mes côtés. Mais jusqu'à mes seize ans, j'ai été un lâche et j'ai toujours préféré suivre la voie de la facilité au lieu de me battre pour mes convictions.

Si j'avais été
autre chose qu'un sale gosse de riche pourri jusqu'à la moelle, je t'aurais avoué beaucoup plus vite mes véritables sentiments au lieu de faire le fier et de tout nier devant toi. J'ai tant de regrets aujourd'hui...C'est pour ça que tu ne peux pas mourir ! Pas avant que je ne me sois excusé d'avoir été pendant cinq ans un connard fini ! Pas avant que je n'aie pu te prouver combien je tiens à toi malgré tout ce que je ne sais pas t'avouer de ma bouche si lâche quand il s'agit d'être gentille.

Et malgré tout ce que j'aimerais te dire, je me contente de me pelotonner un pe
u plus à tes côtés. J'ai conscience que tu attends ma bénédiction pour toi te laisser aller et rendre les armes. Et pour la première fois de ma vie, je me comporte en homme altruiste car je te donne cet accord de te laisser aller à mourir. Je te dis implicitement de cesser la lutte et de partir en paix car où que tu ailles, je te rejoindrais.

« - Hé bien dors si t
u es fatigué. Je reste près de toi de toute façon...»

Tu ne réponds rien mais je te sens te détendre à mes côtés et
je ferme aussi mes yeux souhaitant mourir avec toi maintenant dans la seconde. Je pose délicatement ma tête sur ton torse écoutant ta respiration lente et le doux tam-tam de ton c½ur qui bat si près du mien. Une heure s'écoule...Deux heures passent...Le temps s'égrène lentement me laissant à loisir souffrir toujours un peu plus au fur et à mesure que ton c½ur ralentit. Il est encore temps d'appeler un médicomage pour lui te faire de la réanimation magique qui prolongera ta vie de quelques heures voir de quelques jours mais je ne bouge pas attendant juste la fin.

Le temps de commencer
ou de finir

Le temps d'illuminer ou de souffrir

Nou
s n'avons même pas eu le temps de vivre pleinement notre amour ! Nous n'avons pas eu le temps de commencer notre histoire ou de l'achever ! Elle est juste restée en suspend entre deux mondes différents. Tu as eu à peine quelques mois pour illuminer de ta présence ma vie trop sombre et trop morne. J'ai juste eu le temps de m'accrocher assez à toi pour souffrir à vouloir en crever alors que ton souffle se raréfie et que ton c½ur n'est plus qu'un léger bruit très espacé.

Et puis,
tout à coup, c'est la fin. Je n'entends plus rien et ton torse ne se soulève plus sous moi me prouvant que tu vis. Tu es mort. Tu es parti loin de moi dans un endroit où je ne peux pas te suivre...C'est étrange mais je ne ressens rien pour l'instant. Ni peine, ni soulagement, ni colère, ni désespoir. Rien. Tout est vide en moi. Tout est mort dans mon c½ur en même temps que toi.

Je te serre toujours contr
e moi, ton corps commençant déjà à se refroidir alors que ton esprit s'en est allé autre part. Est ce plus beau là où tu es ? Ressens-tu toi aussi cette espèce de néant qui m'habite depuis ton départ ? As-tu comme moi l'impression que plus rien n'a de sens puisque l'amour s'en est allé ? Pourtant, je continue à implorer le Seigneur de te laisser encore un peu à mes côtés.

Même si à cause de cel
a, je dois m'attacher encore d'avantage à toi. Même si au bout du compte, ta présence prolongée près de moi rendra la séparation encore plus dure à accepter. Même si je souffrirais tellement plus de ton départ car j'aurais pu ainsi vérifier à quel point je t'aime réellement. Alors, je blottis ma tête dans ton cou frôlant de mes lèvres tremblantes ta peau si douce et pourtant déjà si froide. Et je ferme mes yeux souhaitant mourir moi aussi tout de suite pour moi te rejoindre dans ce monde où rien ne nous séparerait, où rien ne nous opposerait.

« - Merlin Harry, je t'aime tellement... »

Ma bouche a prononcé ses mots que pas une seule foi
s en trois ans et demi, je n'ai réussi à te dire. Pourquoi ai-je la force de tout t'avouer maintenant que tu n'es plus là pour l'entendre ? Pourquoi ne me réponds-tu pas ton éternel je sais comme lorsque j'étais incapable de t'exprimer mon amour autrement que par des caresses ? Mon Dieu, laissez-le moi encore s'il vous plaît ! Ne me le reprenez pas ! Pas comme ça ! Pas maintenant ! Faites qu'il se remette à respirer comme par miracle...C'est ça faites un miracle pour moi et rendez lui la vie ! Rendez-le moi !

Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu

Même si j'ai tord, laissez-le moi encore un peu

Je sais que je
ne souffrirais que d'avantage si jamais il revivait encore pour un mois ou deux. Mais je me moque de la douleur future tant que la souffrance présente disparaît. Car soudain, j'ai si mal au c½ur que je n'arrive même plus à me lever pour prévenir une infirmière que le Survivant est décédé. Pourtant il faut que je dise à quelqu'un que ce garçon qui avait tant de fois défié la mort à fini par se faire rattraper par elle.

Je me détache de toi et je titube jusqu'à la por
te que j'ouvre pour tomber face à face avec tout un groupe de Griffondors plus mon maître de potion plus renfrogné que jamais. Ils me dévisagent tous semblant chercher qu'est ce qui m'a à ce point rendu amorphe et je leur annonce sans même m'en rendre compte la terrible nouvelle. Cette nuit à minuit, tu aurais eu 20 ans. L'âge le plus beau paraît-il puisque toute la vie s'offre à nous...Mais toi, ta vie est depuis déjà un bon moment derrière toi.

« - C'est fini...Il
est parti...Il est mort...Pas souffert...C'est juste endormi pour ne plus se réveiller... »

Je n'ajoute rien d'autre
cédant le passage alors que Ginny se met à pleurer à chaudes larmes, accompagnée par madame Wesley et par Granger. Etrangement, ils me regardent tous. Ils s'attendent sans doute à ce que je me mette à hurler à mon tour mais je suis si vide que cela en devient effrayant. Je ne dis rien m'installant sur le rebord de la fenêtre ouverte pour moi regarder en bas les gens s'agiter ignorant tout du drame que je suis entrain de vivre.

Et puis soudain, je ne sais pas exactemen
t ce qui me prend mais je me laisse tomber dans le vide. Je veux juste ressentir quelque chose même si c'est une douleur sans nom. Je tombe lentement vers le sol mais je n'ai pas peur. Bizarrement, je suis même plutôt serein. Je vois le sol se rapprocher de moi et je me surprends à sourire. Je suis bien. Je suis heureux. Je suis en paix avec moi même parce que je fais ce qui me semble être le plus juste. De plus d'ici quelques secondes, je vais te revoir me tendre la main et je pourrais de nouveau te serrer contre moi.

Je ne suis plus qu'à quelques centimètres du sol de pavés qui en
toure l'hôpital Saint Mangouste où certains malades se promènent. Je sais maintenant la collision inévitable pourtant je ne regrette rien du tout. Merde Potter, j'ai à présent conscience d'être fol amoureux de toi ! Je sens de l'eau sur mon visage et je comprends que je pleure depuis un bon moment apparemment. J'ai l'impression de sentir encore tes mains sur moi qui me caressent, qui me frôlent. Je serre les dents, je m'apprête à souffrir et à mourir et...

Soudain, j
e me réveille en sursaut dans mon lit en hurlant ton prénom de toutes mes forces. Quelque chose en moi ne cesse de me répéter que tu es mort et que je t'ai perdu à tout jamais. Les larmes me reviennent et je me remets à sangloter doucement lorsque je sens un bras s'enrouler autour de ma taille. Je sursaute violemment et me tourne vers le corps profondément endormi à mes côtés. Tu es couché sur le ventre, ton visage est tourné vers moi et un fin sourire ourle tes lèvres fines. Nous sommes tous les deux nus et nos habits traînent un peu partout dans la pièce.

Les souvenirs m'assaille
nt tout à coup avec une netteté tout simplement effrayante. Hier, nous avons passé l'après midi ainsi qu'une bonne partie de la soirée chez tes deux meilleurs amis qui fêtaient leur un an de mariage. Je me revois t'embrasser sous un cerisier japonais tout en fleur et je me rappelle à quel point notre étreinte avait dégénéré sans raison nous laissant pantelant et terriblement excité. Nous avions alors dit rapidement au revoir à tout le monde pour nous rentrer chez nous.

Nous étions si pressés que nous nous étions dévêtus sur tout le chemin menant à
notre chambre pour finir par faire l'amour sur le tapis face à la cheminée, le lit étant trop loin d'après toi. Ensuite, je t'avais pris dans mes bras pour te conduire jusqu'à notre immense lit où nous avions fait l'amour pour la seconde fois avant de nous endormir dans les bras l'un de l'autre.

Je me souviens aussi qu
e tu m'avais questionné longuement sur notre futur mariage et sur mes sentiments toujours indéterminés pour toi. Et lorsque tu m'avais demandé si je t'aimais, je n'avais pas su te répondre car hier encore je ne connaissais pas la réponse à cette question pourtant si simple. Et soudain, je regrette toutes mes hésitations passées...

Je me tourne vers mon oreiller tout humide des larmes que j'ai versées pendant mon so
mmeil et soudain je ressens le besoin de te réveiller. J'ai terriblement envie de te parler, d'entendre ta voix, de te serrer contre moi...Je te secoue sans ménagement m'attirant des petits grognements de ta part mais tu finis par ouvrir les yeux à contre c½ur.

« - Quoi ? »

Je t'admire un instant avant de te prendre contre moi comme un dément m'attir
ant un petit cri étonné de ta part. Je pense de nouveau à notre futur mariage qui est dans deux mois mais surtout je pense à ses trois mots que je ne t'ai jamais dit parce que je ne savais pas avant ce matin à quel point tu étais important à mes yeux. Alors je te dis simplement ce que ce cauchemar m'a fait réaliser au plus haut point :

« - Je t'aime! »

# Posté le jeudi 18 janvier 2007 16:25

Modifié le jeudi 10 mai 2007 10:02

Je te hais, tu le sais? de dreamhavre

Je te hais, tu le sais? de dreamhavre
J'ai fermé les yeux, j'ai voulu ne pas y croire. Ne pas revoir.
Je savais que c'était toi, il ne pouvait en être qu'ainsi.
Il n'y a que toi qui a pu me débusquer, tu me connais trop bien.
Pourquoi a t'il fallu que ce soit toi? Ton parfum me monte déjà à la tete, déjà, mes pensées se brouillent. Le bout de ta baguette éfleure mon torse. Nous savons.

Je n'ai pas peur, ni de toi, ni de la mort.

Je te hais. Je hais ce sourire victorieux qu'étrangement tu n'affiches pas. Je hais tes yeux de tempêtes de me toiser avec autre chose que cette froide supériorité; qui me glace le sang et me fait bouillir à la fois.
Je maudis tes mains, fines et nerveuses de trembler autant.
Tout en toi n'est que noirceur, crime, désastre et traîtrise. Je t'exècre en entier. Tu le sais.
Je suis à toi, sans défences. Quitte à mourrir, je préfère que ce soit de tes mains. Aujourd'hui.
Tu le sais et tu ne dis rien. Les mots faussent et tu as toujours été vrai.
Tu as toujours affiché clairement ton mépris pour moi, pour mes idées aors que ça a toujours été moi, le gentil, le héros. Tu t'en fou, tu t'en es toujours foutu. Je l'ai toujours su.

Pourquoi est ce que tu attends? Tu espères peut-être que je te supplie de me laisser la vie? Tu rêves. Si il y a bien une chose que nous avons en commun, c'est cette fierté maladive qui nous ronge.Celle qui t'empêche de Le trahir; celle qui m'empêche d'éprouver pour toi autre chose que cette haine.
Tu ne me toises pas, tu n'en es plus capable. Tes yeux orageux se troublent encore davantage. Pourquoi unmonstre dans ton genre est il aussi magnétique, aussi déconcertant? aussi pur, physiquement.
Pourquoi ne puis-je détacher mes yeux des tiens?

Entre nous, il n'y a jamais eu que cette haine, plus génétique que volontaire mais chut!, n'imagine pas un instant que le tremblement de tes mains et de tes lèvres me touchent.
Ne crois pas que j'aie paur de toi ou de tes mots. Tue-moi puisque c'est ce que tu dois faire.
Tes lèvres rejoignent les miennes et tu careses mes joues.
Notre baiser tient plus du duel que d'un acte d'amor, nous le savons. Et je sais que si mes mains te déshabillentce n'est pas par amour, non, par haine toujours.
Je te ferai devenir ce que tu crains, je te rendrai accro à ma peau, dépendant de moi.

Toujours aucunes paroles, elles ne servent de toute façon à rien.
Pourtant tous les deux, on aurait de quoi parler; Des pourquoi sur pourquoi, j'imagine, entrecoupés de larmes.
Et oui, je pleure, pas que tu me fasses trop de mal ou trop de bien, juste parce que je sais que c'est la fin.

Je suis bien dans tes bras, au creu de toi. Je te hais et j'aime ça. Qui aurait cru qu'entre nous il y ait eu autant de désir? Nous. Nous le savions suremnt.

Si notre haine est née de nos familles, j'imagine que notre passion est née de l'obssession que nous avons l'un pour l'autre. Je te hais, je te désires plus que jamais.
Ma vie est à toi, mon corps est à toi, mais tes larmes m'appartiennent.
Tu cries, je gémis. On a mal, probablement parce qu'on a honte de ce plaisir qui nait de nos reins, de cette passion qu'il y a entre nous. De cette haine qui nous tient toujours.
Je ne t'aime pas, et plus je le crie, plus tu me fais du bien.
Mon ange déchu, mon pire ennemi... Tu s beau hurler que tu ne peux pas, rien n'y fait. Nous savons. Après avoit joui on se regardera. Je te haïrai, tu me détesteras. ta baguette retournera dans ta mains, tes yeux redeviendront froids. Tu pourras.

On se libère pratiquement en même temps, dans peu de temps, tu me tueras.
Tu te redresses finalement. Je te hais.
Tu pleures.Nous savons que tu ne peux pas mais que tu le feras. Que tu me hais autant que je te hais.
Je finis par te le demander et tu t'exécutes.
Et qu'importe si je meure, je sais que tu ne pourras pas vivre longtemps sans moi, que tu me suivras à quelques minutes près.
Et peut-être qu'un jour on se retrouvera. Ailleurs, qu'on sera heureux. Ou peut-être pas.
-AVADA...
Je ne t'aimes toujours pas, Malfoy.
-..KEDAVRA

# Posté le dimanche 21 janvier 2007 08:17

Modifié le lundi 22 janvier 2007 10:57